| Wat Visoun |
Le Nord du Laos est une région de
rivières et de montagnes. C'est ici où l'on trouve les plus hauts
sommets du pays, mais aussi les cours d'eau les plus longs.
Cette
région a ainsi un patrimoine naturel considérable qui a profité aux
ethnies montagnardes venues du Tibet et du Sud-Ouest de la Chine qui ont
pu développer élevage et culture, et à plus petite échelle, celle du
maïs et de l'opium.
Isolées
du reste du monde grâce à ce relief escarpé, les ethnies ont vu leurs
traditions se préserver au fil des siècles, contrairement aux peuples
descendants des lao des vastes plaines du sud du pays.
Il
y a plus de 20 ans, le trekking était interdit sur les terres du Nord
et le tourisme quasiment pas développé dans un contexte politique tendu.
Ce
n'est que depuis 2000 que le gouvernement autorise des excursions
organisées avec des guides officiels dans les montagnes et les villages
reculées du Nord du Laos.
On est ici à plus haute altitude et latitude qu'à Vientiane, donc le
climat s'en voit altéré. Les températures sont plus fraîches En hiver,
il fait moins de 10°C la nuit, et le soleil met du temps à dissiper les
nuages bas qui couvrent les vallées. Mais dans la matinée se dévoile un
grand ciel bleu et ce, jusqu'au soir. Les températures sont agréables
(autour de 25°C l'après-midi). La saison chaude (mars-mai) précède les
moussons qui sévissent jusqu'à la fin de l'été. Mais l'altitude rend la
chaleur plus supportable que dans les plaines du centre et du sud.
| Détail de porte au Wat Xieng Thong |
Luang Prabang est restée isolée pendant des siècles en raison de l'insuffisance des voies de communication (même le Mékong n'est pas navigable tout au long de l'année),
Elle fut longtemps la ville la plus pauvre du pays, mais la rénovation de la route qui la relie à la capitale et à la frontière chinoise vient d'être rénové, précipitant la ville vers un développement économique certain... mais pourvu que cela se fasse raisonnablement !
A 700 m d'altitude, la ville est nichée dans un site privilégié au cœur d’une région montagneuse, au confluent de la Nam Khan et du Mékong
Luang Prabang est la première capitale historique du pays (jusqu'à 1563). A peine sortie de cette sale période de guerre qui a précédé la révolution, la ville est devenue aujourd'hui le fleuron du tourisme du Laos.
Ici les moines bouddhistes vêtus d'orange et leurs novices occupent à peu près la moitié des 66 temples historiques bâtis avant l'ère de la colonisation.
La ville est aussi appelée Muang Luang par les habitants de la région. Mais le nom originel de Luang Prabang est Jawa, désignant un endroit entouré de jungle ou d'eau. C'est en 1491 que la ville prit son nom définitif en l'honneur du grand Bouddha d'Or fin, arrivé deux ans auparavant. Luang signifie "grand" et Phabang, "statue d'or sacrée". Entre temps, la ville s'est aussi appelée Xieng Thong ("cité royale").
Lorsque le pays s'ouvre au tourisme en 1989 lors de l'effondrement de l'URSS et du bloc soviétique, Luang Prabang n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était. Mais dans les années 1990, le gouvernement a légalisé les entreprises privées, réouvert les magasins et permit la conversion des maisons délabrées en pensions et hôtels.
De plus, l’UNESCO aide à la restauration de ses monuments prestigieux depuis l'inscription de la ville en 1995.
La ville est alors promise à un tourisme internationale de renommée !
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Les plus longues rues du centre-ville sont parallèles au cours du Mékong et s'enfoncent jusqu'à l'extrémité de la confluence avec la rivière Nam Khan. Cette péninsule arrondie entre les deux cours d'eau est dominée en son centre par le Mont Phu Si qui sert alors de bon point de repère.
Un bon nombre de temples sont concentrés dans ce quartier.
Attention aux plans de ville, les noms de rues ont changé de nombreuses fois ces dernières années. Il y a peu le gouvernement était plutôt réticent à donner aux rues le nom de membres de la famille royale, mais avec la reconnaissance de la ville au patrimoine mondial, les choses semblent évoluer.
Attention aux fumées dues à l'agriculture sur brûlis pratiquée sur les collines avoisinantes à la fin de la saison sèche (février à mai), l'air est alors irrespirable en ville et prendre des photos des paysages devient très compliqué.
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La ville est alors promise à un tourisme internationale de renommée !
Les plus longues rues du centre-ville sont parallèles au cours du Mékong et s'enfoncent jusqu'à l'extrémité de la confluence avec la rivière Nam Khan. Cette péninsule arrondie entre les deux cours d'eau est dominée en son centre par le Mont Phu Si qui sert alors de bon point de repère.
Un bon nombre de temples sont concentrés dans ce quartier.
Attention aux plans de ville, les noms de rues ont changé de nombreuses fois ces dernières années. Il y a peu le gouvernement était plutôt réticent à donner aux rues le nom de membres de la famille royale, mais avec la reconnaissance de la ville au patrimoine mondial, les choses semblent évoluer.
Attention aux fumées dues à l'agriculture sur brûlis pratiquée sur les collines avoisinantes à la fin de la saison sèche (février à mai), l'air est alors irrespirable en ville et prendre des photos des paysages devient très compliqué.
La ville est un pôle spirituel majeur depuis des siècles. L'ancien Palais Royal de 1904, mêle influences traditionnelles lao et coloniale française. A l’intérieur se cache le gigantesque statue de Bouddha qui le Prabang qui a donné son nom à la ville.
Longtemps suspectée de sympathie envers la royauté par le nouveau pouvoir établi en 1975, la ville était sévèrement contrôlée et ne fut approvisionnée en électricité durant la journée qu'à partir de 1990. Les entreprises devaient faire tourner leurs groupes électrogènes la nuit !
A la sortie de cette période noire, tout a été mis en œuvre pour sauvegarder le patrimoine de la ville et son environnement naturel : inscription à l'UNESCO, coopération avec la région Centre en France, l'Union Européenne et la Coopération française.
Vat Visoun (ou Vat Visunarat)
Élevé en 1513 sous le règne de Chao Visunarat, ce monument est le plus ancien temple de la ville.
Restauré à la fin du 19ème siècle après avoir été incendié par les pirates ho des Pavillons noirs.
L'édifice originale était en bois et les restaurateurs ont cherché à donner aux balustrades des fenêtres du sim l'apparence de lattes de bois dans une structure totalement bâtie en brique et en stuc.
Cette technique, utilisée dans le sud de l'Inde et par les Khmers, est peu fréquente dans l'architecture lao.
Le toit avant qui recouvre la galerie de chaque côté est également une pièce unique.
Le That Pathum (ou "stupa du lotus"), haut de 35 m, s'élève devant le sim, contrairement à l'emplacement habituel de ces grands stupas situés juste derrière le sim.
Il est plus communément appelé That Makmo ("stupa de la pastèque"), en raison de sa coupole.
Sa construction débuta en 1503 sur ordre de Nang Phantin Xieng, femme du roi Visunarat, et subit plusieurs restaurations.
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Vat Xieng Thong
Situé à l'extrémité nord de la presqu'île formé à la confluence du Mékong et de la Nam Khan, ce sanctuaire est le plus somptueux et un des plus vieux temple de Luang Prabang. Il mérite donc une halte prolongée.
Le roi Setthathirat fit construire le sim (hall d'ordination) en 1560 et l'ensemble bénéficia du patronage royal jusqu'en 1975, ce qui lui conféra un très bon état de conservation.
Il fut un des rares vat épargnés par les pillards des Pavillons noirs lors de la mise à sac de Luang Prabang en 1887.
Descendant jusqu'au sol, la toiture du sim est un exemple du plus pur style de Luang Prabang. La façade arrière est ornée d'une étonnante mosaïque de verre représentant "l'arbre de vie" sur fond rouge. A l'intérieur, les colonnes de bois aux décorations très élaborées soutiennent un plafond paré de dhammachakka (roues du dharma). Sur les murs intérieurs on peut également admirer des peintures dorées réalisées au pochoir et racontant les exploits du légendaire roi Chanthaphanit.
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Le temple de l'ancienne cité royale a vraiment fière allure !
Parmi cet ensemble d'édifices sacrés, on trouve le haw tai (bibliothèque Tripitaka) qui fut élevé en 1828.
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Dans la partie ouest du sanctuaire (côté Mékong), se dresse la chapelle du Bouddha couché, aussi appelée la "chapelle rouge". Cet édifice élégant orné de mosaïques de verre d'inspiration japonaise, date de 1957. Il fut construit à l'occasion du 2500ème anniversaire du Bouddha. Il abrite un très ancien bouddha qui fut montré à Paris lors de l'Exposition coloniale de 1931. Les petits bouddhas sont des dons des villageois. Sur les murs on peut voir des pochoirs à la feuille d'or, réalisés par les élèves de l'école des Beaux-Arts de Luang Prabang.
Autour du sanctuaire se dressent de petites chapelles (haw) et des reliquaires renfermant des bouddhas d'époque.
Près de la porte de l'enceinte s'élève le hohng kép mîen (abri du char funéraire) qui fut édifié en 1960. La façade extérieure est décorée de bas-relief en bois doré, évoquant des épisodes du Ramayana teintés d'érotisme.
A l'intérieur, on y voit l'impressionnant char funéraire de 12 mètres de haut réalisé par un artisan local pour le roi Sisavang Vong. Il est monté sur pneu et sculpté de têtes de dragons.
Urnes funéraires des membres de la famille royale
Les vitrines protègent des marionnettes royales utilisées pour les spectacles de la-khawn lek.
A l'arrière on peut voir une série de bouddhas de toute taille, assis, couchés ou debout. Les statues sont en bois pour la plupart.
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Sala Pha Bang
Il s'agit d'un projet datant du début des années 1970, avant l'abolition de la monarchie. La construction de ce pavillon richement décoré a débuté en 1993 pour s'achever en 2005.
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Un peu partout on remarque d'étranges lanternes traditionnelle en forme d'étoile. Elles sont faites d'un papier typique qui se fabrique dans la région.
Splendide vue depuis le sommet du mont Phu Si ! On y monte par les escaliers de la rue Sisavang Vong... à mi-chemin on prend les billets d'accès et on fait une halte sur une petite terrasse plantée d'un banian qui incarne l'arbre de l'Illumination.
Depuis ce belvédère à 360°, on contemple les vestiges de l'architecture coloniale et les toits des temples qui réfléchissent la lumière rasante du soleil couchant quand ils ne sont pas cachés dans les arbres.
On distingue aussi la rivière Nam Khan bien éclairée par le soleil, puis l'aéroport qui draine une quantité grandissante de touristes.
Le Mont Phusi est bondé lors du coucher du soleil, c’est l’horreur… on est obligé de lever l’appareil photo pour immortaliser ce moment magique… on essaie de profiter de ses quelques secondes en occultant cette cohue !
Au sommet du Phu Si est planté le That wat Chomsi au milieu de rochers. Ce stupa de 20 m de haut, est érigé sur une pyramide à trois gradins. Construit au début du 19ème siècle, il a été restauré au temps du protectorat. Il est surmonté d'une fine flèche dorée que l'on voit de loin
A l'image de Vientiane, on peut ici aussi facilement se déplacer à vélo pour errer de temple en temple.
Le soir venu, direction le marché nocturne où on trouve tout un tas d'idées de souvenirs à rapporter : sacs, vêtements, pièces de tissu à motifs traditionnels... Ici, pas de sollicitations comme au Vietnam… on apprécie !
A partir de 22h, quand les marchands plient bagages, il n'y a plus rien à faire en ville, mis à part aller dormir !
A la sortie de cette période noire, tout a été mis en œuvre pour sauvegarder le patrimoine de la ville et son environnement naturel : inscription à l'UNESCO, coopération avec la région Centre en France, l'Union Européenne et la Coopération française.
| L'intérieur comporte un grand nombre de statues et de stèles anciennes |
Élevé en 1513 sous le règne de Chao Visunarat, ce monument est le plus ancien temple de la ville.
Restauré à la fin du 19ème siècle après avoir été incendié par les pirates ho des Pavillons noirs.
L'édifice originale était en bois et les restaurateurs ont cherché à donner aux balustrades des fenêtres du sim l'apparence de lattes de bois dans une structure totalement bâtie en brique et en stuc.
Cette technique, utilisée dans le sud de l'Inde et par les Khmers, est peu fréquente dans l'architecture lao.
Le toit avant qui recouvre la galerie de chaque côté est également une pièce unique.
| Stupa de pierre du That Makmo |
Le That Pathum (ou "stupa du lotus"), haut de 35 m, s'élève devant le sim, contrairement à l'emplacement habituel de ces grands stupas situés juste derrière le sim.
Il est plus communément appelé That Makmo ("stupa de la pastèque"), en raison de sa coupole.
Sa construction débuta en 1503 sur ordre de Nang Phantin Xieng, femme du roi Visunarat, et subit plusieurs restaurations.
Vat Xieng Thong
Situé à l'extrémité nord de la presqu'île formé à la confluence du Mékong et de la Nam Khan, ce sanctuaire est le plus somptueux et un des plus vieux temple de Luang Prabang. Il mérite donc une halte prolongée.
Le roi Setthathirat fit construire le sim (hall d'ordination) en 1560 et l'ensemble bénéficia du patronage royal jusqu'en 1975, ce qui lui conféra un très bon état de conservation.
| Avec ses pochoirs dorés sur fond noir, le Vat Xieng Thong est le plus bel endroit de la capitale du royaume du Million d'éléphants et du Parasol Blanc ! |
| "L'arbre de la Bodhi" est représenté sur la façade arrière |
Il fut un des rares vat épargnés par les pillards des Pavillons noirs lors de la mise à sac de Luang Prabang en 1887.
Descendant jusqu'au sol, la toiture du sim est un exemple du plus pur style de Luang Prabang. La façade arrière est ornée d'une étonnante mosaïque de verre représentant "l'arbre de vie" sur fond rouge. A l'intérieur, les colonnes de bois aux décorations très élaborées soutiennent un plafond paré de dhammachakka (roues du dharma). Sur les murs intérieurs on peut également admirer des peintures dorées réalisées au pochoir et racontant les exploits du légendaire roi Chanthaphanit.
Le temple de l'ancienne cité royale a vraiment fière allure !
| L'intérieur de la chapelle du Bouddha sacrée |
Parmi cet ensemble d'édifices sacrés, on trouve le haw tai (bibliothèque Tripitaka) qui fut élevé en 1828.
Dans la partie ouest du sanctuaire (côté Mékong), se dresse la chapelle du Bouddha couché, aussi appelée la "chapelle rouge". Cet édifice élégant orné de mosaïques de verre d'inspiration japonaise, date de 1957. Il fut construit à l'occasion du 2500ème anniversaire du Bouddha. Il abrite un très ancien bouddha qui fut montré à Paris lors de l'Exposition coloniale de 1931. Les petits bouddhas sont des dons des villageois. Sur les murs on peut voir des pochoirs à la feuille d'or, réalisés par les élèves de l'école des Beaux-Arts de Luang Prabang.
Autour du sanctuaire se dressent de petites chapelles (haw) et des reliquaires renfermant des bouddhas d'époque.
Près de la porte de l'enceinte s'élève le hohng kép mîen (abri du char funéraire) qui fut édifié en 1960. La façade extérieure est décorée de bas-relief en bois doré, évoquant des épisodes du Ramayana teintés d'érotisme.
A l'intérieur, on y voit l'impressionnant char funéraire de 12 mètres de haut réalisé par un artisan local pour le roi Sisavang Vong. Il est monté sur pneu et sculpté de têtes de dragons.
Urnes funéraires des membres de la famille royale
Les vitrines protègent des marionnettes royales utilisées pour les spectacles de la-khawn lek.
A l'arrière on peut voir une série de bouddhas de toute taille, assis, couchés ou debout. Les statues sont en bois pour la plupart.
Sala Pha Bang
Il s'agit d'un projet datant du début des années 1970, avant l'abolition de la monarchie. La construction de ce pavillon richement décoré a débuté en 1993 pour s'achever en 2005.
Un peu partout on remarque d'étranges lanternes traditionnelle en forme d'étoile. Elles sont faites d'un papier typique qui se fabrique dans la région.
Splendide vue depuis le sommet du mont Phu Si ! On y monte par les escaliers de la rue Sisavang Vong... à mi-chemin on prend les billets d'accès et on fait une halte sur une petite terrasse plantée d'un banian qui incarne l'arbre de l'Illumination.
| Le Mont Phu Si vue d'en bas |
On distingue aussi la rivière Nam Khan bien éclairée par le soleil, puis l'aéroport qui draine une quantité grandissante de touristes.
Le Mont Phusi est bondé lors du coucher du soleil, c’est l’horreur… on est obligé de lever l’appareil photo pour immortaliser ce moment magique… on essaie de profiter de ses quelques secondes en occultant cette cohue !
| Encore un avion amenant son lot de touristes ! |
Au sommet du Phu Si est planté le That wat Chomsi au milieu de rochers. Ce stupa de 20 m de haut, est érigé sur une pyramide à trois gradins. Construit au début du 19ème siècle, il a été restauré au temps du protectorat. Il est surmonté d'une fine flèche dorée que l'on voit de loin
| Collines verdoyantes et monts recouverts de forêts tropicales sont le cadre naturel de Luang Prabang |
A l'image de Vientiane, on peut ici aussi facilement se déplacer à vélo pour errer de temple en temple.
Le soir venu, direction le marché nocturne où on trouve tout un tas d'idées de souvenirs à rapporter : sacs, vêtements, pièces de tissu à motifs traditionnels... Ici, pas de sollicitations comme au Vietnam… on apprécie !
A partir de 22h, quand les marchands plient bagages, il n'y a plus rien à faire en ville, mis à part aller dormir !
| Crépuscule depuis le Mont Phu Si |
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